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COTILLON OU JUPON PIQUE À DÉCOR JARDINIER

(Fin du XVIIIème siècle)

Pièces maîtresses de la garde robe des XVII & XVIII ème siècle, les COTILLONS OU JUPONS PIQUES que Marseille réservait à l'exportation passèrent de mode avec l'émergence des vêtements « à l'Antique ». Cette mode véhiculée par les Anglais, qui tiraient des Indes orientales, des toiles, des mousselines, et des cotons filés à bas prix diffusés sur les côtes françaises par leurs réseaux de contrebande, imposait une ligne de vêtements portés près du corps. Les jupons d'indienne à décor jardinier manufacturés à Marseille, très en vogue à la fin du règne de Louis XVI pour la clientèle européenne, n'ayant plus preneur, restèrent pour une partie dans les entrepôts en raison du blocus du port par les Anglais

Redécouverts sous la Restauration, ils devinrent des sortes de reliques pour les Marseillaises  regrettant l'Ancien Régime.

CHAUFFOIRS EN PIQURE DE MARSEILLE

0,92 X 0,67

Extrême fin du XVIII ème siècle

Piqure de Marseille, rocaille et vermiculé, à décor de chrysanthèmes(*) et de fleurs des Indes au point de piqure et fines mèches. La pièce est pourvue d' un picot ajouté au XIXème siècle

 

(*)En 1786, le Marseillais Pierre Blancard, commandant le « Saint Charles » séjourna en Chine à Wampoa, près de Canton. Il ramena en Europe les premières boutures de Chrysanthèmes.

 

Spécialiste de l'  Océan Indien et de l' Extrême Orient, il rédigea au cours  de la période révolutionnaire le « Manuel du Commerce des Indes Orientales et de la Chine », qui parut en 1806.

CHAUFFOIRS EN PIQURE DE MARSEILLE

 0,78 X 0,66

Extrême fin du XVII ème siècle.

Pièce s'inspirant d'un répertoire se voulant « à la Chine » dont les Portugais avaient introduit la mode dès le XVI ème en Europe. Cet étrange répertoire qui donnera naissance au « goût bizarre » simplifie ici en le stylisant le traditionnel vase fleuri des souhaits de prospérité matrimoniaux.

Le méchage des fleurs imaginaires qui décorent l'ouvrage semble ne pas avoir été terminé. Pièce vraisemblablement refusée à l'exportation et déclassée, ce chauffoir semble toutefois avoir été mis en service lors de la grande pénurie qui a suivi la période révolutionnaire ( début XIX ème siècle), puisque après usure, sa bordure a dû être supprimée.

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